• Cavalière

    Elle vient de franchir la frontière,
    les ombres et fantômes infernales 
    ne peuvent la poursuivre,
    elle leur a tanné la peau,
    perdu quelques batailles,
    de son arsenal, plusieurs chevaux
    dont quelques-uns 
    qu'elle a dû d'elle-même 
    achever de sa propre lame
    comme sont mis à mort les taureaux 
    de nos existentielles arènes. 

    Mais la guerre est gagnée
    elle est sortie d'affaire,
    il lui reste une selle et un cheval
    la monture de sa dignité,
    son corps pour fourreau
    son âme une épée 
    qu'elle rengaine,
    comme du Napoléon.
    la main dans son gilet.

    Un soleil couchant
    se noie dans son orangé.

    Parfois il est beau
    malgré toutes les échauffourées,
    en soi de laisser couler
    comme un doux sanglot :
    une larme de naïveté. 

                    ~

                Madinx

    Texte soumis aux droits d’auteur ’

            Composé en  2009

    La Part Entière »

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  • Commentaires

    1
    MARIENO Profil de MARIENO
    Samedi 14 Avril 2012 à 14:52

    Quelle belle encre d'un Poème très évocateur de femmes étant combatives !  

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